Issu de la scène crip de Berkeley, qui a opéré un retournement du stigmate en se réappropriant le terme crip (estropié), ce champ d’étude émerge au début du xxiᵉ siècle. Les crip studies prolongent les disability studies en les croisant avec les apports de la théorie queer. Elles analysent le handicap non seulement comme une question sociale et politique, mais aussi comme une expérience traversée par des rapports de pouvoir liés au genre, à la sexualité, à la race ou à la classe. L’intersectionnalité – c’est-à-dire l’idée que plusieurs formes d’appartenance minoritaire se combinent et structurent l’expérience vécue –constitue un principe central de cette approche.