Gina Proenza, née en 1994 à Bogotá, Colombie, vit et travaille à Lausanne. Dans son travail, elle cherche à interroger les rapports de pouvoir liés au langage et à l’oralité. Gargouilles qui tirent une langue motorisée, enseignes lumineuses transformées en partitions et onomatopées, ou bancs à bascule qui font dialoguer les corps entre elleux : les langues, qu’elles soient orales, écrites, allégoriques ou anatomiques, sont au cœur de sa pratique. Se déployant à partir de ses héritages colombien et français et de ses deux langues maternelles –coloniales–, sa pratique prend position au travers de sculptures, d’installations, de pièces sonores et de vidéos.
Parallèlement à son travail d’atelier, Gina Proenza est activement engagée dans les scènes artistiques indépendantes : elle fait partie de l’équipe de programmation de Tunnel Tunnel à Lausanne, a été co-directrice de Forde à Genève (2020–2023) et a également cofondé l’artist-run-space Pazioli à Lausanne (2015–2017). Elle enseigne les cours de Sculptures/Expositions à l’ECAL, ainsi qu’un séminaire d’Écritures avec Federico Nicolao et fait partie de l’équipe du projet de recherche PARASONIC, Pratiques aurales fugitives depuis 2025.
Son travail a été exposé à la Salle de bain à Lyon (Every Exit is an Entrance, 2025), à Treignac Projet (Rêve générale, 2025), au Musée cantonal des Beaux-Arts de Lausanne (2024), au Musée des Beaux-arts de la Chaux-de-fonds (2023), à la KunstHalle de Saint-Gall (Moving Jealousy, 2023), au Centre d’art de Neuchâtel (Agarra-diablo, 2020) ou encore au Centre culturel suisse de Paris (2018).
