Depuis plus de trente ans, les œuvres de l’artiste, chercheur et militant Joseph Grigely explorent l’accessibilité comme un médium à part entière. Comment l’accès pour chacun·e devient-il une responsabilité commune, et plus seulement celle des personnes désignées comme handicapées ? Ce dossier réunit une sélection d’écrits publiés au fil du temps sur son compte Instagram – un journal public, à la croisée de la tribune et de l’archive. Il y documente des interactions ordinaires, qui montrent comment le handicap problématise les statu quo, en perturbant un certain ordre social. Ces récits attirent l’attention sur les rouages du validisme. Grigely relève ce qui pourrait être oublié, systémiquement effacé ou ignoré, dans une archive du quotidien, où les choses peuvent toujours déraper, mais aussi, parfois, en des occasions brillantes et inattendues, fonctionner à merveille.
BE NICE | FUCK YOU
2 août 2020
Alors, ce sera quoi aujourd’hui ?
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SCULPTURES EN GOBELETS DE POLYSTYRÈNE
14 janvier 2024
Une question qui me laisse perplexe est la manière dont le handicap est écarté de nombreux récits culturels liés à la diversité : il ne fait pas vraiment partie des catégories prises en compte dans les récits classiques et reste perçu comme un objet disciplinaire à part.
Un jour, lors d’un colloque de la Society for Textual Scholarship en 1989, je me suis assis à l’extérieur de la salle à une table où se trouvaient le café et des viennoiseries et, pendant que les interventions continuaient leur cours, je me suis mis à déchirer lentement des gobelets en polystyrène pour en faire une sculpture. En fait, j’en ai même fait deux, en découpant des anneaux concentriques avec un couteau en plastique et en assemblant les morceaux avec une petite noisette de cream cheese ici et là. Un illustre collègue se dirigeant vers la salle de conférence m’a demandé pourquoi je me trouvais dans le couloir au lieu d’écouter les exposés à l’intérieur. Je lui ai expliqué qu’il n’y avait pas d’interprète en langue des signes. J’en avais demandé un, mais il n’y en avait pas, et c’est tout ce que je savais. C’était trop humiliant pour moi de rester dans la salle et de faire comme si tout était normal, alors que ce n’était pas le cas. La seule façon de préserver un peu de ma dignité était de faire quelque chose d’autre. « Avez-vous déjà remarqué à quel point ces gobelets en polystyrène sont malléables ? Vous voulez essayer ? » Le collègue s’installe alors un moment à mes côtés et m’explique que, selon lui, le handicap n’est pas une catégorie subalterne au même titre que celle liée à l’appartenance à une race supposée, mais qu’il nécessite plutôt un ensemble d’outils disciplinaires totalement différents. À ma question sur ce que pourraient être ces outils, il haussa les épaules pour simplement répondre : « On n’y est pas encore. »
Trente-cinq ans plus tard, beaucoup de choses ont changé, mais dans un contexte de polarisation des relations humaines – sur les plans social, culturel et politique –, difficile de déterminer la place qu’occupe la théorie du handicap dans le grand ordre des choses. Je trouve révélateur que les sculptures en gobelets de polystyrène que j’ai pu réaliser au début de ma carrière d’artiste et d’universitaire aient encore une pertinence aujourd’hui, car elles illustrent comment la théorie du handicap s’est créé son propre espace symbolique : en dehors des salles de conférence traditionnelles, dans les couloirs et les halls, à côté des cafetières et des croissants.
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PARAGRAPH X
21 février 2021
Celleux qui me suivent sur Instagram savent combien j’ai souvent posté pour me plaindre du manque d’accessibilité des programmes artistiques en ligne – en particulier pour des conférences, des interviews ou des tables rondes qui ne sont pas sous-titrées. La justice sociale a plus de sens pour tout le monde si elle est inclusive – et le monde de l’art a souvent tendance à oublier cela.
Ces dernières années, les artistes portant des handicaps ont commencé à ajouter des avenants à leurs contrats concernant l’accessibilité. Ces avenants précisent des conditions spécifiques afin de faciliter l’accès aux lieux et aux événements auxquels iels prennent part. Des exemples sont disponibles à l’adresse suivante : accessdocsforartists.com
Paragraph X a été créé dans le prolongement de cette idée, en mettant l’accent sur l’accès du public aux programmes artistiques. Paragraph X est une œuvre d’art qui se présente sous la forme d’un texte juridique. Elle a pour objectif que la question de l’accessibilité soit prise en compte et fasse partie intégrante de tout contrat, tant pour les personnes handies que pour les personnes valides, afin que ces dernières participent à faire de la justice handie une responsabilité partagée.
Je demande aux artistes, commissaires, critiques et autres personnes concernées d’inclure le paragraphe suivant dans leurs contrats avec les institutions artistiques et de rappeler à ces dernières leurs responsabilités lors de l’organisation, la promotion et la gestion d’événements publics. Le texte de Paragraph X est le suivant :
« X. Tous les événements publics, en ligne et sur site, doivent être accessibles aux personnes en situation de handicap et respecter les lois nationales en matière d’accessibilité en vigueur dans le ou les établissements hôtes. De plus, les dispositions relatives à l’accessibilité doivent être clairement précisées dans les supports promotionnels des événements et inclure les coordonnées d’une personne à contacter pour toute question relative à l’accessibilité. Lorsque des documents relatifs à l’événement sont publiés en ligne, ils doivent également être accessibles de manière effective. »
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COMMENT VOIT-ON LA SURDITÉ ?
22 mai 2019
Comment voit-on la surdité ? Comment rendre visible ce qui, sur le plan biologique, est invisible – tant pour les personnes nous entourant au quotidien que, par extension, sur le plan culturel ?
Depuis 1999, lorsque j’en trouve et que je peux les photographier, je conserve des images de panneaux de rue indiquant qu’une personne sourde réside dans les environs. Parfois, ils indiquent « Deaf Person » [personne sourde], mais généralement, ils indiquent « Deaf Child Area » [zone avec enfant sourd] – un avertissement indiquant que l’enfant sur le bord de la route ou dans la rue pourrait ne pas entendre votre klaxon lorsque vous passez en voiture. Ces panneaux sont présents dans toutes sortes d’endroits aux États-Unis : en ville, dans des banlieues tranquilles, le long de routes de campagne et même sur des chemins de terre de la péninsule du nord du Michigan.
Ce que j’aime avec ces panneaux, c’est qu’ils rendent la surdité à la fois visible et présente, de manière pratique et significative. C’est quelque chose qui est difficile à faire lorsque l’on marche dans la rue, ou lorsque l’on se trouve dans un aéroport, un musée ou tout autre lieu où les gens se rassemblent et où des règles régissent les comportements. Un jour, au Metropolitan Museum of Art, alors que j’étais assis par terre devant le Marat de David, un agent du musée m’a tapé sur l’épaule et m’a réprimandé pour ne pas m’être levé dès son premier avertissement. Il était arrivé par-derrière, et je n’avais aucune idée qu’il me criait de me lever. Une autre fois, à la gare Union Station à Washington DC, quatre policiers m’ont fait sortir de force parce que je n’avais pas répondu à leur injonction à me mettre debout. La présence d’un panneau « personne sourde » dans la rue où vous vivez constitue une affirmation de la réalité de votre surdité, et donc de votre existence.
Il n’y avait aucun panneau dans ma rue lorsque j’étais enfant. Il y a quelques années, alors que la circulation dans mon quartier à Chicago devenait de plus en plus dense, j’ai demandé au bureau de mon conseiller municipal s’il serait possible d’installer un panneau signalant la présence d’un piéton sourd. Le processus a été long et a nécessité quelques relances, mais aujourd’hui, j’ai remarqué que le panneau a enfin été installé. Peut-être suis-je un peu âgé, à 62 ans, pour un panneau « Deaf Child Area ».
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HANDICAPP FARE
21 janvier 2019
Ceci est une conversation avec un guichetier de la compagnie ferroviaire Amtrak à la gare Union Station, à Washington DC. Même si cela fait maintenant de nombreuses années qu’elle a eu lieu, cette conversation reste néanmoins pertinente tant elle est absurde. Voici ce qui s’est passé : un jour, je devais prendre un train pour me rendre à New York. En arrivant à la gare, je me suis présenté directement au guichet pour acheter mon billet. Mais les choses se sont avérées un peu plus compliquées que prévu. Aux États-Unis, une loi fédérale stipule que les personnes en situation de handicap ont droit à des tarifs réduits afin de compenser les inconvénients et les frais supplémentaires qu’elles encourent généralement lorsqu’elles voyagent. Habituellement, je ne demande pas ce type de réduction, mais ce jour-là, je me suis dit : pourquoi pas ? Ne serait-ce que pour voir la différence de prix. J’ai donc demandé à la guichetière un billet aller-retour pour New York au tarif applicable aux personnes handicapées. Je lui ai présenté ma carte de transport, qui m’identifiait comme « personne en situation de handicap ». Elle m’a souri, m’a remis mon ticket, puis m’a dit quelque chose qui n’avait pas de sens. Je lui ai donc demandé de l’écrire, et voici ce que je pouvais lire sur le bout de papier : « handicapp fare is more money » [le tarif handicapé coûte plus cher]. Elle a précisé que le tarif pour personnes en situation de handicap était de 102 dollars pour un aller-retour, alors que le tarif normal était de 92 dollars. Ça n’avait pas plus de sens à l’époque qu’aujourd’hui. Nombreux sont les aspects liés aux lois sur le handicap qui sont illogiques.
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ENTRE LES MURS ET MOI
2 janvier 2025
Une exposition que j’ai conçue au MASS MoCA en 2023 comprenait des œuvres réalisées entre 1996 et 2023, ainsi que deux nouvelles sculptures, dont l’une est intitulée Between the Walls and Me. L’exposition est en grande partie consacrée aux possibilités qu’ouvre le handicap, mais elle aborde également de manière directe et réaliste l’aspect incapacitant de l’expérience du handicap. Quand on est handicapé•e, on passe beaucoup de temps à se défendre : on se retrouve sans cesse à négocier, non seulement pour l’accès, mais aussi, dans le cadre même de la négociation, pour un niveau de dignité élémentaire. Et une telle revendication ne consiste pas seulement à demander des aménagements : il faut encore les justifier, les faciliter et les accompagner tout au long de procédures qui peuvent parfois s’éterniser. Certaines demandes d’accessibilité prennent des années à aboutir, comme ce fut le cas pour l’installation par mon école de lumières d’interprétation dans ma salle de classe – des spots pouvant éclairer l’interprète en langue des signes lorsqu’une salle est plongée dans l’obscurité pour des projections d’images ou de vidéos. Ce genre de démarche constitue essentiellement un travail non rémunéré, un point que je me surprends souvent à répéter. Pour de nombreuses personnes handies, cela équivaut littéralement à exercer un deuxième emploi. C’est stressant. C’est épuisant, et parfois exaspérant.
Between the Walls and Me est une reproduction en pierre moulée de ma tête qui a été projetée contre le mur de la galerie du MASS MoCA, endommageant à la fois le mur et ma tête. Elle repose sur le sol – nez, menton et oreilles cassés et ébréchés – avec les débris du choc jonchant l’espace : les morceaux brisés de nous deux. Il est impossible d’ignorer la réalité de ce vécu. Le handicap d’une personne n’existe pas uniquement dans le présent, sous la forme de telle ou telle déficience ; il correspond plutôt à l’histoire de cette personne avec cette déficience, et une accumulation de traumatismes qui ne disparaissent jamais complètement. Je parle d’anxiété cumulative pour décrire ce phénomène. L’anxiété cumulative signifie l’accumulation d’expériences de discriminations validistes sur plusieurs années, voire plusieurs décennies, et la manière dont elles sont assimilées par le corps et l’esprit – et comment elles se transforment en quelque chose d’autre, parfois même, si vous avez de la chance, en art.
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REPORTAGE DE ROME
16 juin 2023
En 2019, j’ai posté un texte sur ce que j’ai appelé les « lignes aveugles » (blind lines) à Athènes, des dalles pour trottoir avec motifs en relief conçues pour aider les personnes aveugles à se déplacer dans les rues de la ville. Ces dalles sont techniquement appelées « bandes podotactiles » ou « blocs Tenji ». Inventées en 1965 par Seiichi Miyake, elles avaient été mises en place à Okayama en 1967.
Il existe principalement deux types de blocs : ceux constitués de petits points en relief, qui signalent un avertissement ou un danger (un passage piéton, par exemple), et ceux appelés « blocs directionnels », qui comportent des rainures linéaires indiquant que l’on peut avancer sans obstacle dans une direction donnée.
Comme je l’ai écrit en 2019, les lignes aveugles font parfois des choses improbables. À Rome, elles deviennent carrément irrationnelles, s’interrompant parfois au milieu de nulle part, ou menant les gens directement à des impasses : dans des murs, sur des routes, sous des tables et chaises de restaurant installées sur les trottoirs… elles ridiculisent les intentions de Miyake.
C’est cela Rome en 2023 : le centre-ville est devenu un amas de vestiges de deux empires, celui de la Rome antique et celui du modernisme. Rome ne donne pas l’impression d’une ville fonctionnelle ; les lignes aveugles se sont détériorées au point de ne plus transmettre leur message. Fragilisées par le tourisme et la négligence, elles forment une nouvelle et mince couche du sédiment archéologique de Rome.
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MARTIN WONG, « PANNEAUX DE SIGNALISATION ROUTIÈRE POUR LES MALENTENDANT·ES »
16 février 2022
Il y a quelques minutes, j’ai reçu un e-mail annonçant une visite guidée organisée par la Mishkin Gallery du Baruch College, à New York, qui présentera, entre autres œuvres, Traffic Signs for the Hearing Impaired de Martin Wong, datant de 1991.
J’ai évoqué le travail de Wong dans mes Postcards to Sophie Calle en 1993, soulignant à quel point il était problématique, car il ne s’agissait pas réellement d’une collaboration avec des personnes sourdes et pratiquant la langue des signes américaine (ASL), mais plutôt d’un geste condescendant d’appropriation culturelle réalisé « pour » les malentendant·es.
Le problème réside dans le fait que le panneau comporte une erreur dans la lettre « f » de l’alphabet ASL. Au lieu d’un « f », on lit le chiffre « 6 ». Ainsi, au lieu de dire « School for Deaf », on lit en réalité « School 6or Dea6 ».
J’ai essayé d’apprécier ce projet – Wong est l’auteur de nombreuses œuvres importantes –, mais au bout du compte, je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’il n’a pas fait relire son travail par une personne connaissant la langue des signes, ce qui était pourtant la moindre des choses. Je suis aussi souvent mal à l’aise lorsque des gens me montrent cette œuvre en me disant « n’est-ce pas formidable ? », et qu’ils semblent perturbés lorsque je leur signale l’erreur, comme si je me montrais ingrat.
Je suis sincèrement désolé, mais ce type d’appropriation n’est pas une chose qui doit être saluée. Elle nécessite le même examen critique que celui que nous portons sur les innombrables erreurs culturelles dont notre histoire est jonchée.
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SURDITÉ, CONNAISSEZ-VOUS CÉCITÉ ?
CÉCITÉ, CONNAISSEZ-VOUS SURDITÉ ?
3 mai 2025
L’un des dilemmes de l’art qui prend sa source dans un handicap réside dans le fait qu’il puisse être lié à un canal sensoriel particulier. La vue. L’ouïe. L’odorat. Le toucher. Comment rendre l’art accessible à celleux qui n’ont pas les mêmes capacités sensorielles ? Même si l’on part du principe, comme je le fais, que l’accessibilité implique une traduction entre modes sensoriels, avec tous les problèmes que celle-ci peut poser ?
Mes œuvres intitulées Conversation se composent principalement de bouts de papier sur lesquels des personnes entendantes écrivent pour échanger avec moi. Il s’agit parfois de quelques mots griffonnés au dos d’une enveloppe, d’autres fois de textes plus longs. Paula’s Birthday Party en est un exemple. La conversation d’origine – écrite sur une nappe dans un restaurant de Spring Street en 1996 lors de la fête d’anniversaire de l’artiste Paula Hayes – a été présentée pour la première fois dans le cadre de l’exposition « An Unrestricted View of the Mediterranean » au Kunsthaus Zürich en 1998. En 2016, la disponibilité de scanners haute résolution capables de traiter de grands formats a enfin permis de numériser et d’imprimer l’œuvre. Les encres d’origine avaient pâli et les taches de vin s’étaient oxydées, passant du rouge au brun, mais l’œuvre a pu être ravivée grâce à un travail minutieux de retouche des couleurs et du contraste de chaque ligne.
En 2024, en collaboration avec Factum Arte à Madrid, nous avons produit une impression en relief 3D de la nappe afin de permettre aux personnes aveugles d’y accéder par le toucher. Historiquement, on utilisait du papier embossé ; mais l’impression 3D permet de faire beaucoup mieux. L’objectif est ainsi de dépasser la « visite tactile » traditionnelle en intégrant ces versions accessibles des œuvres à l’exposition pour que les visiteur•ses valides puissent les découvrir comme le font les personnes handies. Je tiens à remercier chaleureusement mon ancien camarade à Oxford, Adam Lowe, fondateur de Factum Arte, qui a rendu possible la réalisation de cette nouvelle œuvre.
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RAMPES D’ACCÈS DANS L’ENTRÉE DE L’OLD COLLEGE DE L’UNIVERSITÉ D’ÉDIMBOURG
26 octobre 2019
Nulle part au monde je n’ai vu de plus belles rampes d’accès pour fauteuils roulants que celles qui se trouvent dans l’entrée de l’Old College de l’université d’Édimbourg.
L’Old College a été conçu en 1789 par Robert Adam, et les bâtiments ont été édifiés au fil de plusieurs décennies. Principalement construit en grès, l’Old College abrite actuellement la direction de l’université d’Édimbourg, la faculté de droit, la bibliothèque Playfair et la galerie Talbot Rice. Comme de nombreuses cours carrées d’universités au Royaume-Uni, l’entrée depuis la rue est séparée par une série d’escaliers intérieurs.
Les rampes d’accès sont en fonte, ornées de motifs de soleils rayonnants en relief et de feuilles en filigrane. Les rebords des rampes s’intègrent parfaitement à la pierre ; aux points de jonction, ils accompagnent les pentes et les courbes qui peuvent se présenter. Ce qui rend ces rampes exceptionnelles est la combinaison d’une ingénierie pratique, d’un design porteur de sens et d’une touche créative de raffinement. Jamais auparavant je n’avais vu de rampe d’accès pour fauteuils roulants transcender ainsi sa fonction, témoignant d’un respect à la fois des bâtiments sur lesquels elle s’appuie et des personnes susceptibles de l’emprunter : une rareté et, à mes yeux, un chef-d’œuvre de prothèse architecturale.
Je ne sais pas qui a conçu ces rampes ni quand elles ont été installées, mais j’ai l’intention de me renseigner. Une plaque se trouve près de l’entrée de l’Old College pour retracer son histoire, mais ces rampes mériteraient elles aussi leur propre plaque.
Ne laissez personne vous faire croire qu’une rampe d’accès ne peut pas être belle.
Traduit par Cyril Le Roy