Elle ne dégaine pas
tout à trac
les yeux dans ses yeux gris-vert
ni ne lui souffle au creux de la nuque
Elle ne l’écrit pas
en déliés enfantins
sur du papier au parfum de jasmin
ni ne le fredonne
dans son café du matin
Elle ne le gémit pas
au rythme de sa langue qui la sillonne
ni ne le crie
entre vagues et roulis
Elle le dit
sans un murmure
dans le velours de l’aube :
Presse à son cœur la cicatrice de son poignet
le laisse sentir là sa veine pâle
qui bat connais-moi connais-moi
connais-moi
Traduit par Sika Ọmọladé Sylvia Fakambi