Après une trajectoire post-punk, Jérôme Joy (né en 1961 à Nantes) s’associe en 1982 avec David Ryan pour un parcours commun de performances et d’expositions jusqu’en 1985 autour des positions de refus, d’écart et de révolte (anti-TINA). Les années suivantes, il réalise en tant que compositeur, performeur et improvisateur, plusieurs séries d’œuvres de musique expérimentale, instrumentale, électronique et électroacoustique, puis à partir de 1997, de musique en réseau, qui sont jouées et diffusées dans de nombreux festivals et expositions, à l’international. Par l’exploration des intensités, des durées et des échelles d’espaces sonores, à l’aide de techniques saturées, mésusées et recombinées, il développe, compose et joue une musique qu’il qualifie d’excessive ou limite, peu normée, voire illimitée. Il s’agit pour lui d’une musique, peu prévisible, prise dans les seuils, les marges et les écarts d’expériences du présent de ce qui se joue et que chacun vit, de manière laminaire et inter-indépendante (people making/living music/life).