Entre la terre et le ciel, il y a – Camille – .
Née à Paris, Camille est une enfant du disque. Avant d’apprivoiser la sienne, elle grandit avec les voix de Fiona Apple, Nina Simone, Ella Fitzgerald, Elton John, Claude Nougaro, Michael Jackson ou Ray Charles.
Autodidacte et donc libre de tout complexe académique, Camille n’attend pas pour sonder l’immensité de son potentiel vocal, du lyrique au chant diphonique, avant de se présenter au monde en 2002 avec Le Sac des Filles, un premier album qui s’appuie sur une langue ultra-créative pour explorer le devenir-femme et la mythologie de la jeune parisienne.
Sorti en 2005, Le Fil marque un véritable tournant dans la carrière de la chanteuse qui transcende, avec ce disque culte et son bourdon en si, les grands deuils intimes du début de la vie d’une femme. Car pour Camille, pas de doute, la vibration est un soin et la musique, thérapeutique. Lié au sauvage et au sacré, c’est en live que l’art de Camille déploie naturellement toute son envergure : proche du rituel collectif, ses concerts sont des performances totales qui engagent tout son être, à l’image de son rapport incarné à la création.
Pour Music Hole, en 2008, Camille compose un music hall flamboyant centré sur les percussions corporelles et la polyphonie des voix éprouvant lla richesse musicale et rythmique de ses langues de cœur : le français et l’anglais, hérité de sa mère. Trois ans plus tard, Ilo Veyou célèbre l’Amour et la maternité en lettres d’or avec des titres sensuels qui confinent au mystique. Portée par une quête de justesse et d’épure, en 2017, Camille introduit enfin le tambour chamanique à son répertoire pour OUÏ, un cinquième opus enraciné dans l’énergie du tellurique.
Depuis 2021, avec l’essentiel pour boussole et la joie pour mantra, Camille s’épanouit par ailleurs avec les LALÀ, des cercles de chants participatifs qui lui permettent de partager les vertus de la vibration, de l’organique et de l’instant présent avec le plus grand nombre, en marge de ses concerts.
D’une diversité exceptionnelle, la carrière de Camille l’emmène aussi au théâtre comme au cinéma. Célèbre dans le monde entier pour avoir prêté sa voix à Colette, l’héroïne du film d’animation Ratatouille dans lequel elle interprète le titre-phare, “Le Festin”, Camille signe également les bandes originales des films Fever de Raphaël Neal, J’irai où tu iras de Géraldine Nakache et co-compose, aux côtés d’Hans Zimmer, celle du Petit Prince de Mark Osborne. En 2024 Camille relève encore un nouveau défi en signant, avec son compagnon Clément Ducol, la bande originale du film de Jacques Audiard : Emilia Perez, une comédie musicale composée en espagnol pour laquelle ils seront récompensés notamment d’un Oscar, d’un César et de deux Golden Globes.
Une recherche prolongée aujourd’hui avec The Sound of Milk, nouvel album très attendu pour la rentrée 2026. Pensé comme un triptyque, ce projet enregistré sur plus de 15 ans (l’âge de son fils aîné) s’articulera autour de trois volets : Naissance, Enfance et Adolescence dans lesquels Camille explore les liens entre maternité, transmission et création.
