Mes peintures portent une forme de timidité et de pudeur ; comme pour se maintenir à l’écart d’une efficacité trop autoritaire, elles préfèrent se cacher derrière une succession de décisions — autant de gestes que le spectateur devra décortiquer. Ce sont des peintures transitives, en ce qu’elles tentent d’évoquer ce qui se passe autour d’elles, sans elles. Elles ont besoin de déborder vers le monde en intégrant les contextes sociaux et politiques qui les sous-tendent, pour espérer devenir à leur tour des plateformes de discussion.
Né à Bayonne, diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2012, j’ai très tôt ressenti le besoin de penser l’art au cœur d’une communauté. C’est ce qui m’amène à fonder Palette Terre de 2014 à 2021, un run-space de 8m2 dans le 11e arrondissement de Paris, qui se transforme rapidement en centre névralgique de discussions et de rencontres autour de la peinture contemporaine. En 2023, l’année de mon déménagement au Pays Basque, je publie Bonus Malus, un livre de 944 pages composé de toutes les photos stockées dans mon téléphone portable. En 2024 j’ouvre Artetxe avec Elsa Oliarj-Ines, un run-space aux allures d’un centre d’art de 600m2 à Tardets, minuscule village au pied des montagnes basques où je vis aujourd’hui.
Mes dernières expositions personnelles se sont tenues à Treize (Paris), au Café des Glaces (Tonnerre) et à Champ Lacombe (Biarritz). Ma peinture a récemment intégrée les collections du CNAP et du FRAC Aquitaine.
