La pratique de Théophylle Dcx s’apparente à celle d’un journal intime. Biographique, juvénile et résolument mémorielle, elle partage de manière hyperbolique colères, lassitudes, angoisses, joies, désirs et espoirs face à un monde en perpétuel effondrement.
Les catastrophes sociales, politiques et médicales jalonnent l’écriture. Certaines sont déjà passées, d’autres pourraient advenir ou se répéter. Face à elles, se dégage un besoin viscéral de célébrer la vie. Dans cette mise à nu, ses ami·es sont ses meilleurs remparts. Leurs histoires se lient à celles de celleux qui les ont précédé·es afin de faire front contre une société excluante.
Que ce soit par la vidéo, la performance ou le texte, le récit s’écrit en musique. Cette dernière s’érige en outil d’expression vif et puissant.
Au fil des œuvres, les paroles contaminent le journal. Oscillant entre punchlines saillantes et témoignages d’expérience de luttes, elles sont les dépositaires d’émotions brutes où se révèle la permanence de stigmas et de systèmes d’oppression pour les communautés dites marginalisées.
Théophylle Dcx est né en 1996. Il vit et travaille à Marseille.
Crédit texte : Daisy Lambert