
Depuis fin janvier 2025, un décret surnommé l’« Abrogation Woke » a pour ambition de rendre impossible le financement public de recherches universitaires qui utiliseraient des mots tels que « climat », « femme », « biodiversité », « inclusion », « LGBT », (…).
Surnommé « Big Delete », de nombreuses pages de la Maison Blanche et du Département d’État des États-Unis affichent désormais « Erreur 404 », en lieu et place de pages consacrées au changement climatique et/ou à des politiques d’inclusion. 28 mots sont ainsi proscrits des formulaires administratifs aux États-Unis auxquels s’ajoutent 120 autres censés disparaître des pages internet et des projets soutenus par la National Science Foundation (agence indépendante du gouvernement dont la mission est de soutenir la recherche).
Dans le cadre du séminaire Nous nous sommes réveillé·es sans même les mots pour crier, l’art et le langage à rebours des Big Delete, organisé par l’équipe de recherche TEAMeD/AIAC de l’Université Paris VIII, le Palais de Tokyo accueille une table ronde orchestrée par le critique d’art et commissaire d’exposition américain Saul Ostrow.
Intitulée La Grande Suppression, elle réunira une trentaine de participant.es d’horizons variés selon un protocole défini par Saul Ostrow et CPI (Critical Practices, Inc.).
Proposé par l’équipe de recherche TEAMeD. Avec le soutien de l’EUR ArTeC et le laboratoire de recherche AIAC (Arts des images et art contemporain), Université Paris VIII.