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Emmanuel Saulnier Black Dancing

Emmanuel Saulnier développe un travail essentiellement sculptural, en dialogue constant avec la pratique du dessin. Bien que le verre soit son matériau de prédilection, l’artiste explore le potentiel de la matière au sens large. Son œuvre se confronte à des problématiques telles que la mémoire collective, la présence et la disparition.

Intitulée « Black Dancing » et articulée en trois temps, l’exposition d’Emmanuel Saulnier au Palais de Tokyo propose au visiteur d’activer, par sa présence, le rythme singulier de chaque œuvre ou de chaque ensemble d’œuvres. Un premier espace, dont le sol est recouvert de morceaux de macadam provenant d’un chantier public, contraste, de par son obscurité, avec un deuxième espace, vaste et lumineux.

À travers « Round Midnight », nouvel ensemble d’œuvres spécifiquement conçu pour cette exposition, l’artiste rend hommage au standard de jazz éponyme composé par Thelonious Monk. En référence au célèbre style d’improvisation du pianiste, la sculpture échappe à ses contraintes pour devenir un geste libre et spontané ; elle se mue en un dessin dans l’espace, à l’échelle du lieu. Des correspondances poétiques se tissent entre la transparence du verre et le bois sculpté, le bitume ou encore l’encre séchée, dont l’obscurité renvoie à la nuit de l’âme.

Commissaire : Katell Jaffrès

Exposition

#EmmanuelSaulnier

Du 03/02/2017 au 08/05/2017

À découvrir de midi à minuit, tous les jours sauf le mardi.

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« Comment ne pas intégrer cette omniprésence des tensions qui traversent nos paysages ? Que faire quand tout peut se défaire violemment ? Qu’élever ? À quoi tient-on ? … » Emmanuel Saulnier

Extrait d'un entretien avec Marielle Tabard pour l’exposition personnelle d’Emmanuel Saulnier à l’Atelier Brancusi, Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou (« PLACE NOIRE PLACE BLANCHE », 2004)
Emmanuel Saulnier

Les œuvres d’Emmanuel Saulnier (né en 1952 à Paris, où il vit) ont notamment été présentées au sein des expositions collectives « Formes Simples » (Centre Pompidou-Metz ; Mori Museum, Tokyo, 2015) et « Traces du Sacré » (Centre Pompidou, 2008). Sa dernière exposition personnelle à Paris a été organisée au Passage de Retz (2012). Auparavant, son travail a notamment fait l’objet d’expositions personnelles au Musée d’Orsay (« Emmanuel Saulnier / Odilon Redon », Paris, 2007), à l’Atelier Brancusi, Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou (« PLACE NOIRE PLACE BLANCHE », 2004), à La Maréchalerie, Ecole d’architecture, Versailles (« OUVERT/COUVERT », 2004), ou encore à La Verrière / Fondation d’entreprise Hermès, Bruxelles (« BOIS VOIS SOIS », 2002). Il a réalisé d’importantes commandes publiques, telles que Rester/Résister, dédiée aux victimes civiles du nazisme à Vassieux-en-Vercors ou Hommage à Jean-Jacques Rousseau pour le musée du Château d’Annecy. Il a été boursier de la Villa Médicis, Académie de France à Rome, en 1986. Deux monographies lui sont consacrées aux éditions du Regard : Principe transparent de Luc Lang et Jean-Pierre Greff (1999) et Condition d’existence d’Amaury Da Cunha et Doris Von Drathen (2012). Depuis 2002, il prend en charge un atelier de sculpture à l’Ecole supérieure des Beaux-Arts de Paris.

Instagram @anthonymaison

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Instagram @yannickgaillard

Dans l'atelier d'Emmanuel Saulnier

Cette exposition bénéficie du soutien de La Moderne.