Exposition "Robert Malaval, kamikaze"
Oeuvres majeures de 1961 à 1980



Vues de l'exposition "Robert Malaval, kamikaze", Palais de Tokyo, 2005

Pourquoi exposer Malaval, en 2005
Exposer l’œuvre de Robert Malaval, aujourd’hui, au Palais de Tokyo et à la Biennale d’art contemporain de Lyon, relève d’un choix engagé et d’un parti pris résolument à contre-courant de l’air du temps. Car il s’agit là d’une véritable prise de position pour défendre l’œuvre d’un artiste capital et pourtant négligé — voire oublié — par l’histoire de l’art de ces vingt-cinq dernières années.
Créateur d’une véritable version française du pop art, Robert Malaval est l’un des rares artistes des années 1960-1970 à avoir intégré la culture rock dans son travail. La science-fiction, qui le fascine, traverse toute son oeuvre, des premiers Aliments Blancs de 1961 jusqu’aux Pastels Vortex de 1978. Héros underground, Robert Malaval a été tour à tour écrivain non publié, dandy pop admirateur et proche des Rolling Stones, hippie voyant le monde en « rose, blanc, mauve », pionnier du glam rock peignant avec des paillettes, inventeur d’une esthétique punk, avant de se jeter — tel un kamikaze du no future — dans le gouffre de la mort volontaire. Passionné par les sons, il vole autour de lui des bruits dont il nourrit ses expositions, et alimente en permanence sa peinture de la musique qu’il aime.
Alors qu’une nouvelle génération d’artistes est profondément influencée par les cultures électroniques et les développements du rock, il est essentiel de remettre en lumière l’œuvre de Robert Malaval afin de montrer l’actualité de cet artiste qui pourrait résumer à lui seul les années pop françaises et dont la disparition brutale, en 1980, ne saurait en occulter la vibrante présence.

Robert Malaval en 1973 / Couverture du catalogue de l'exposition



Vues du grand mur de tableaux de paillettes, Palais de Tokyo, 2005


"Robert Malaval, kamikaze "

par Marc Sanchez

Vivre en prenant tous les risques, tout tenter, aller au bout de chacun de ses engagements : la vie, l’œuvre de Robert Malaval en sont le témoin permanent. Le vent qui donna forme aux œuvres de paillettes l’aura emporté lui aussi, point extrême du tourbillon créatif qui, pendant vingt ans lui, fit traverser plusieurs vies successives et dont l’exposition Robert Malaval, kamikaze souhaite en montrer les moments de force les plus essentiels et éclatants.

Une exposition à deux entrées
L’exposition Robert Malaval, kamikaze, proposée par le Palais de Tokyo, est composée de deux moments complémentaires — à Lyon et à Paris —, deux expositions qui témoignent du foisonnement créatif de l’artiste, de sa capacité à renouveler son langage et de la grande diversité des moyens qu’il a mis en œuvre pour affirmer, pendant plus de vingt années, sa personnalité multiple et son désir constant de se surprendre lui-même et de se réinventer.
L’habitude, la répétition, insupportent Robert Malaval au plus haut point. Il se méfie des voies toutes tracées, aime à se transformer complètement et s’ennuie vite lorsqu’il sait faire quelque chose. C’est la découverte qui l’intéresse, l’inconnu, la rencontre inattendue. Toute son œuvre est faite de ces ruptures et cette exposition souhaite en rendre compte. Iil ne s’agit pas ici de tout dire, de tout montrer de l’œuvre de l’artiste, mais, bien au contraire, d'opérer des choix subjectifs, de "prendre parti" et de rendre visible certaines étapes du parcours de l’artiste, hautement significatives de la complexité et de la richesse de sa démarche.
Deux institutions, la Biennale d’art contemporain de Lyon et le Palais de Tokyo, accueillent ainsi deux volets complémentaires d’une même manifestation : la première grande exposition consacrée à Robert Malaval.


Robert Malaval, Little Quennie 1 , 1972

À Lyon, la couleur pure
Le premier volet de l'exposition est concentré sur les années 1972 et 1973.
La lumière envahit alors l’œuvre de l’artiste, les couleurs fraîches, bleu pastel, jaune tendre ou rose clair, sont présentes dans toutes les peintures. Fleurs, paysages, motifs champêtres et ludiques constituent ses sources d’inspiration. La touche est répétitive, le motif souvent géométrique et le tout respire le plaisir de peindre et le bonheur transparent. Quelques années auparavant, la série Rose-Blanc-Mauve, mauve dessinait un univers véritablement pop, peuplé de silhouettes féminines et de brouillards roses, le corps y étant sans cesse présent, fragmenté, dessiné. Elle reflétait l’univers du jeu et de la mondanité futile dans lequel Robert Malaval évoluait au même moment, pendant l’une de ses rares tentatives d’intégration sociale dont il ne sera pas dupe et qu’il saura conclure rapidement. Les séries Été pourri peinture fraîche et Multicolor, qui constituent l’essentiel de cette exposition, en représentent le développement ultime et annoncent l’abandon définitif de la figure humaine dans son œuvre.
Faisant écho au thème générique de la Biennale d’art contemporain de Lyon — l'expérience de la durée —, la série Cent demi-heures de dessin quotidien — réalisée en 1969 telle une expérience qui mettrait à l’épreuve son impatience permanente — relève de la discipline imposée, du travail sur soi et de la recherche d’une mise en disponibilité de l’esprit et de la main qui devait prédisposer l’artiste à découvrir de territoires nouveaux. Chaque jour, il remplit méthodiquement de points l’un des cent petits carrés répartis sur douze feuilles de papier. L’heure, la date, le diamètre de la plume utilisée, complètent l’information objective et les jours sans travail sont représentés par des carrés laissés vides. Il se lassera vite de l’exercice mais tiendra bon jusqu’à la fin de l’expérience, trois mois durant : une éternité pour Robert Malaval...

Vue de la salle des Aliments Blancs, Palais de Tokyo, 2005

À Paris, l’Aliment Blanc...
Le second volet de l'exposition se tient au Palais de Tokyo et met en lumière deux moments clés de l'œuvre de l'artiste : l'Aliment Blanc et les peintures de paillettes.
C’est en 1961, en initiant le cycle consacré à l’Aliment Blanc, que Robert Malaval entreprend un immense travail qui va l’occuper cinq années durant. Issu d’un croisement d’expériences allant de l’observation du comportement des vers à soie, qu’il a lui-même élevés, à l’utilisation des techniques des carnavaliers niçois, l’Aliment Blanc va donner forme à une vaste série d’œuvres qui brassent les nombreuses problématiques animant l’artiste à cette période de sa vie.
Matérialisation de ses angoisses profondes, mise en forme de l’envahissement qu’il ressent physiquement, concrétisation de ses fantasmes hallucinatoires, expression de son inquiétude de la maladie qui l’atteint, germination organique issue des univers mutants de la science-fiction ou métaphore plastique inventée pour donner forme à sa conception du monde contemporain, l’Aliment Blanc se prête librement à interprétations. Pour l’artiste, cette matière exprime parfaitement le bouillonnement intérieur de ses sentiments et représente le meilleur moyen de le rendre visible, d’en faire partager le poids et de tenter de s’en libérer. Commence alors, pour Robert Malaval, une grande période d’appropriation du monde et d’expression de son désir de le modifier à sa guise, en directe affinité avec ses fantasmes et ses craintes.

Vue de la salle des Aliments Blancs, Palais de Tokyo, 2005

Les petites surfaces des tableaux abstraits aux replis tortueux et aux formes figées de 1961 se transforment vite en objets énigmatiques dévorés par cette nouvelle matière vivante qui touche ou recouvre à présent toutes les œuvres de l’artiste. L’Aliment Blanc devient « cultivable » lorsqu’il utilise la cire de bougie, dévorant lorsqu’il ronge les corps, enflé quand il déforme démesurément un canapé, organique quand il vit sous une forme larvaire, mécanique quand il s’immisce dans les engrenages d’une machine. Les dessins le montrent en pleine expansion monumentale dans les projets d’aménagement du parc de Saint-Cloud, dans les rues envahies de mousse d’un hypothétique Carnaval de Nice ou sur les croquis en coupe d’encéphales mutants imaginés par l’artiste. L’exposition du Palais de Tokyo donne une large place à un ensemble exceptionnel d’Aliments Blancs réunis pour l’occasion. Plus de quarante ans après leur toute première exposition, l’Aliment Blanc retrouve une actualité et un regard nouveau pour tracer le portait d’un Malaval inventeur, identifié à un matériau, à une couleur, à un processus germinatoire exponentiel au travers duquel il réinterprète tout et qui, lui aussi, risque de l’engloutir.

Vues du grand mur de tableaux de paillettes, Palais de Tokyo, 2005

... et la Poussière d’étoiles
Cette exposition est également consacrée au feu d’artifice que représentent les dernières œuvres de l’artiste. La couleur y est devenue poussière. Une poussière qui flamboie dans la lumière, qui tourbillonne et vibre dans l’espace, qui illumine et rend étincelant tout ce qu’elle touche. Les étoiles célestes sont la référence de Robert Malaval, les mouvements sont cosmiques, les bleus du tableau renvoient à la profondeur du ciel et les noirs à l’infini de l’espace.
C’est en 1973 que Robert Malaval découvre les paillettes multicolores. D’abord discrètes, il les utilise comme un pigment qui aurait conservé sa matérialité puis, rapidement, il prend conscience de la puissance du matériau. Nous ne sommes plus, alors, dans l’espace seul du tableau, mais également dans celui du spectacle, de la scène et de ses costumes scintillants. Les couleurs s’inversent, le noir met en valeur le mouvement, le geste devient prédominant, essentiel. Les paillettes sont jetées sur la toile. Elles ne sont plus posées sur la peinture mais sont la peinture elle-même. La musique est visible, affleure à la surface de l’œuvre, fait partie intégrante de l’acte de peindre.
Banzaï, Météor ou Guignol’s Band titrent les œuvres. De nouveau, Robert Malaval a réinventé totalement sa peinture, il en a fait l’exacte image de sa vie : fulgurante, séduisante, risquée. Il est devenu marginal, refusant toute concession, ne cédant sur rien. Sa carrière de rock star n’a vécu qu’un instant, il fuit le monde de l’art, la musique l’obsède, sous toutes ses formes, celle qu’il écoute en permanence, celle qu’il prélève dans la nature pour accompagner ses œuvres, celle qu’il a dans la tête et qui le nourrit chaque jour. Alors il peint comme il joue, comme un cri lancé à la face de tous ceux qui ne le comprennent pas assez, qui ne le suivent pas. Le rock a croisé la route des punks, dans l’atelier la musique est violente, chaque exposition devient un défi, chaque œuvre un combat. À Créteil, en mai et juin 1980, l’expérience est rude : peindre sous les regards, tout montrer, c’est aussi tout risquer. Quarante œuvres magnifiques, deux mois d’enfer. Un mois après l’expérience, il décide d’en finir. Accompagné par la musique de Richard Hell, il se suicide dans son atelier.

Comment rendre l’intensité de ces moments dans une exposition ? Ici, seules les œuvres en témoignent et jamais autant de Poussières d’étoiles n’auront été réunies sur un seul mur, jetées comme, peut-être, il aurait souhaité le faire. Face à elles, les dessins Pastels Vortex, réalisés en 1978, rappellent un moment dans lequel violence pouvait coïncider avec optimisme. Mais le vide est présent, le geste rageur et le tourbillon toujours au centre de l’œuvre.

La musique, toutes les musiques, les sons, les bruits du monde, sont sans cesse présents dans l’univers de Malaval, toujours cités en référence. Pour cette exposition, ils sont mis en scène par un autre artiste, Vincent Epplay, qui intervient lui aussi sur les territoires de la musique et de l'art. Accompagnement des œuvres, restitution du contexte, paroles de l’artiste, la bande sonore de l’exposition Robert Malaval est à la fois création originale et hommage d’un artiste à celui qui disait : On me demande mon peintre préféré, je répondrais volontiers Beethoven.
Robert Malaval aura tout vécu intensément. Éleveur de vers à soie, artiste dandy, fan des Rolling Stones, père de deux enfants, peintre d’étoiles, inventeur d’espaces, animal nocturne, kamikaze moderne. Et, en 1974, il écrivait déjà : Vouloir tout saisir, c’est un vertige terrible...

Vue de la salle du livre de Robert Malaval, "Rolling Stones, etc.", 1070-73

Robert Malaval, Trois bâtons, violet, rouge, vert, 1980

Robert Malaval, Guignol's Band, 1977

Robert Malaval, Rouge Blanc Bleu , 1980

Robert Malaval, Massacre à Créteil, 1980

Robert Malaval lisant la bande dessinée "The Phantom"

Un portait de Robert Malaval
Marc Sanchez

Robert Malaval est né à Nice, le 29 juillet 1937, d'un père ouvrier chez Michelin et d'une mère employée du Crédit Lyonnais. À l'issue de ses études secondaires, il fera simultanément toutes sortes de petits métiers alimentaires et ses toutes premières expériences artistiques, datées de 1955. À 19 ans, il s'installe à Paris et commence à peindre véritablement. Les premières oeuvres, qu'il vend aux terrasses des cafés, sont des lavis sur papier aux couleurs sombres et, déjà, l'encre qui se diffuse par capillarité dans la texture du papier, y annonce certaines des efflorescences futures. Après un bref service militaire, dont il est rapidement exempté, il s'installe dans les Basses-Alpes et les oeuvres qu'il produit, de 1958 à 1961, portent fortement la trace de la couleur et de la matière de la terre des paysages qui l'entourent.

En 1961, il rencontre Alphonse Chave qui l'invite, avec femme et enfants, à s'installer à Vence où il a une galerie, lui prête un atelier et lui donne un peu d'argent chaque mois pour produire des oeuvres. C'est là qu'il découvre une matière qui, grâce à un petit enfant qui passait par là et pensait qu'on pouvait en manger, s'appellera l'Aliment Blanc. Quelques années après, Robert Malaval est de nouveau à Paris, il est devenu l'homme de l'Aliment Blanc, puis celui des couleurs "rose-blanc-mauve". Il expose son travail, vit de manière spectaculaire, joue le jeu puis s'en lasse vite et décide de tout arrêter. Il se consacre à un livre sur les Rolling Stones, le son le passionne, il passe des jours entiers à enregistrer la mer, les grillons, le vent.

En 1971, il met en scène son exposition Transat-Marine-Campagne-Rock'n'roll , qui résume toutes ses conceptions de l'art, de son rapport au public, de son désir de croiser les univers. Il crée un jeu pour enfants, un album de sérigraphies consacré aux Rolling Stones, et, en 1973, les premières paillettes apparaissent dans ses oeuvres. Il écrit "Kamikaze fin du monde" sur un vêtement peint comme un tableau et se lance dans une grande série d'oeuvres célestes qui scintillent de couleurs et de paillettes. Il a traversé beaucoup d'univers, fait de nombreuses expériences, des plus dures aux plus frivoles. Il a regardé vers la musique, parcouru le monde des artistes, écrit des histoires de fantômes, touché au spectacle, mais tout cela ne le fascine plus. C'est à Créteil, en 1980, qu'il peint comme on donne un opéra et réalise une série d'œuvres époustouflantes de vie et d'énergie. Et, vers le 8 ou 9 août de la même année, il décide d'en finir avec la vie en véritable kamikaze et, dans son petit atelier de la rue du Pont-Louis Philippe à Paris, se tire une balle dans la tête sur la musique de Blank Generation.


La pochette du disque "Blank Generation"

> Pour écouter Blank Generation de Richard Hell, cliquez ici

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Le site web "Robert Malaval"

> Le site web, réalisé à l'occasion de cette exposition, vous propose de plonger dans l'univers de Robert Malaval, d'entendre sa voix, d'écouter la musique qu'il aimait, de lire ce qui a été écrit de plus juste et de plus sensible sur son oeuvre et devrait vous donner un irrépressible désir de venir voir l'exposition...
Réalisation : Barbara Soumet-Leman


La page d'accueil du site web Robert Malaval

> www.palaisdetokyo.com/robertmalaval

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Le catalogue de l'exposition
> Trop peu d'ouvrages ont été consacrés à Robert Malaval. Des catalogues d'expositions, surtout, mais presque tous épuisés et introuvables, un ouvrage remarquable de justesse, écrit par Gilbert Lascault et paru en 1984 aux éditions art press/Flammarion, cela était bien peu pour un artiste d'une telle ampleur.
Le catalogue de cette exposition représente un véritable livre sur l'artiste et son oeuvre et permet - enfin - une approche de Robert Malaval à la fois complète, documentée et réactualisée.
Textes de Jean-François Bizot, Marc Sanchez et Vincent Pécoil.
Parution : 12 septembre 2005
La couverture du catalogue

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Le petit journal de l'exposition

Le petit journal de l'exposition "Robert Malaval, kamikaze" est conçu pour apporter toutes les informations qui complètent et enrichissent la visite de l'exposition : texte général de présentation, extraits de textes critiques séléctionnés par thèmes, nombreuses illustrations inédites, le tout mis en page de façon créative et vivante par Willy Carda.
Textes de Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans, Jean-Charles de Castelbajac, Marc Sanchez ; extraits de textes de Jean-François Bizot, Gilbert Lascault, Jean-Louis Pradel, Jean-Jacques Lévêque, Gilles de Bure.
Parution : 7 octobre 2005

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L'exposition "Robert Malaval, kamikaze"
> Commissariat général : Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans
> Commissaire de l'exposition : Marc Sanchez
assisté de :
- Cécile Allouis et Baptiste Laurent (oeuvres) ;
- Frédéric Grossi (catalogue)
> Bande sonore de l'exposition : Vincent Epplay

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Partenaires
> L'exposition "Robert Malaval, kamikaze", est réalisée grace au soutien de LVMH / Moët Hennessy . Louis Vuitton.
Cette exposition reçoit également le soutien de la société Climespace.

Remerciements
> Nous remercions vivement tous ceux qui ont participé à la réussite de ce projet : Mathilde Malaval, tout d'abord, pour son accompagnement et son aide précieuse ; l'ensemble des prêteurs grâce auxquels cette exposition à pris toute l'ampleur souhaitée ; et tous ceux - nombreux - qui nous ont aidés par leurs conseils, leurs avis, leur documents, à réaliser le livre sur Robert Malaval publié à cette occasion par le Palais de Tokyo et Paris Musées.

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> 1re partie : Biennale de Lyon, du 13 septembre au 31 décembre 2005
> 2e partie : Palais de Tokyo, du 8 octobre 2005 au 8 janvier 2006

La robe "Fantôme", réalisée en 1982 par Jean-Charles de Castelbajac, portée pendant le vernissage de l'exposition "Robert Malaval, Kamikaze"