Fabrice Hyber


Passionné par les concepts de rhizome, de prolifération mais aussi de transformation, Fabrice Hyber cherche à traduire une pensée en train de naître. Il émane ainsi de ce travail protéiforme – aux frontières du dessin, de la photographie, de la vidéo, de la sculpture, de la peinture et de la performance – une énergie créatrice qui procède du mouvement, du déplacement comme du glissement ou même de la dérive. Dès ses débuts dans les années 1980, il crée, selon un réseau de filiations et d’associations inattendues, des oeuvres hybrides faites à partir de matériaux et médiums différents. Dessins, photographies et objets s’agrègent et se contaminent les uns aux autres transformant l’espace pictural en figure mentale, expression d’un travail intérieur. Ces peintures homéopathiques, story-board à multiples entrées, témoignent de l’effervescence et de la dynamique de la pensée de l’artiste. Plus complexe qu’un film sur ses oeuvres, les story-boards sont devenus essentiels pour décrire toutes les ramifications de la pensée de l’artiste. À absorber par bribes, le titre est apparu évident : peinture homéopathique.

Fabrice Hyber revient en force avec l’ouverture de plusieurs grandes expositions monographiques à l’automne 2012. Cette saison inaugurée par le Palais de Tokyo, dès le 28 septembre 2012, se prolonge à la fondation Maeght avec une rétrospective dédiée aux peintures homéopathiques, « Essentiel (Peintures Homéopathiques) », du 06 octobre 2012 au 06 janvier 2013, au Mac-Val avec l’exposition « Prototypes d’Objets en Fonctionnement », dédiée aux POF, à partir du 20 octobre 2012, mais aussi à l’institut Pasteur, en collaboration avec la Manufacture de Sèvres.