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Conversation #1 Dans le cadre de la carte blanche à Tino Sehgal

« Objets : un état des choses »
Avec : Barbara Carnevali, Barbara Cassin et Markus Gabriel

 

Cycle de rencontres en partenariat avec l’Institut français, coordonné par Rebecca Lamarche-Vadel et Mathieu Potte-Bonneville.

Au cours de trois soirées exceptionnelles au Palais de Tokyo, de grandes voix françaises et internationales, ainsi que des participants à l’exposition carte blanche à Tino Sehgal, viennent discuter des multiples échos qui se tissent entre l’œuvre de l’artiste, la philosophie et les sciences humaines d’aujourd’hui.

Quelle est la parenté entre les « situations construites » de Tino Sehgal et la place nouvelle que les objets occupent dans notre environnement quotidien ? Pourquoi convoquer ainsi le visiteur dans des situations qui le saisissent ici et maintenant, à une période où le virtuel semble doubler chacun de nos actes de présence ? Et quelle lumière son œuvre jette-t-elle sur ce que nous appelons aujourd’hui « faire une expérience » ?

Barbara Carnevali enseigne à l’Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales, où elle est membre du Centre de Recherches sur les Arts et le Langage. Elle a été fellow de la Fondation Fulbright à la University of Chicago, de l’Institut d’Études Avancées de Paris et de l’Italian Academy for Advanced Studies at Columbia University, New York. Ses travaux croisent la philosophie sociale, l’esthétique et la philosophie morale. À l’EHESS elle mène un projet de recherche consacré à l’« esthétique sociale », qui porte sur les rapports entre esthétique et société, avec un intérêt particulier pour ces phénomènes sociaux où les dimensions de l’apparence, de la sensibilité et du goût jouent un rôle décisif. Un autre volet de ce projet porte sur la connaissance du monde social qui est délivrée par les arts. Parmi ses publications, la monographie Romantisme et reconnaissance. Figures de la conscience chez Rousseau (Genève, Droz, 2011) et l’essai Le apparenze sociali (Les apparences sociales, Bologne, Il Mulino 2012, en cours de traduction chez Columbia UP). Elle travaille à présent à un essai sur le « tacte » comme sens de la normativité pratique.

 

Barbara Cassin, directrice de recherches au CNRS, est philologue et philosophe, spécialiste de philosophie grecque, et travaille sur ce que peuvent les mots. Parmi ses dernières publications : Jacques le Sophiste, Lacan, logos et psychanalyse (Epel, 2012); La Nostalgie, Quand donc est-on chez soi ? Ulysse, Enée, Arendt (Autrement, 2013); Sophistical Practise. Toward a consistent relativism (Fordham, 2014);  Eloge de la traduction. Compliquer l’universel (Fayard, nov. 2016). Elle a dirigé le Vocabulaire Européen des Philosophies, Dictionnaire des intraduisibles (Seuil/ Le Robert, 2004), en cours de traduction dans une douzaine de langues, et prépare une exposition au MuCEM de Marseille, intitulée « Après Babel, traduire » (déc. 2016-mars 2017). Elle a reçu en 2012 le grand prix de philosophie de l’Académie française pour l’ensemble de son œuvre, et en 2015 le French Voices Grand Prize pour la traduction américaine de La Nostalgie.

 

Markus Gabriel occupe la chaire d’épistémologie, de philosophie moderne et contemporaine à l’Université de Bonn où il est également directeur de l’International Center for Philosophy. Il est l’auteur de plus d’une dizaine d’ouvrages, dont deux sont des bestsellers internationaux, notamment Why the World does not Exist. En 2009, âgé de 29 ans, il est devenu le plus jeune professeur de philosophie dans l’histoire récente de l’Allemagne. Il travaille actuellement sur une publication intitulée Art in Itself.

 

Autres dates :

Lundi 14 novembre
« Présence : un état des lieux »
Avec : Alain Della Negra et Kaori Kinoshita, Apichatpong Weerasethakul et Céline Minard
 
Jeudi 15 décembre
« Expérience : un état d'esprit »
Avec : Frédérique Aït-Touati, Vinciane Despret et Mathieu Potte-Bonneville

Rencontre

Le 03/11/2016, à partir de 19 h 30

Les visiteurs de la carte blanche à Tino Sehgal sont invités à rester pour la rencontre et les personnes arrivant après 20 h peuvent emprunter l’entrée administrative sur la gauche de l’entrée principale du Palais de Tokyo.

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Jusqu'à 22 h 30.

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Aucun billet ni réservation ne sont nécessaires.

 

 

Le cycle de séminaires bénéficie du soutien de